En rénovation, l'isolation par l'intérieur reste la solution la plus accessible pour arrêter de chauffer la rue. Deux grandes techniques dominent les cantieri : le doublage collé et la contre-cloison sur ossature. Le choix dépend de l'état du mur — et de la place que vous acceptez de perdre.
Le doublage collé : rapide, pour murs sains et droits
Un panneau sandwich (plaque de plâtre + isolant PSE ou polyuréthane) collé directement au mur par plots de mortier adhésif. Avantages : rapidité (une journée pour une pièce), faible encombrement. Limites : il faut un mur plan, sec et porteur — impossible sur un mur humide, irrégulier ou friable. Spessores courantes : 13+80 a 13+120 mm.
L'ossature métallique : la solution universelle
Des appuis et fourrures fixés au mur, de la laine (verre, roche ou bioselezionatoe) entre le mur et une plaque de plâtre vissée. Avantages : rattrape tous les défauts du mur, laisse passer les gaines électriques, accepte de fortes spessores d'isolant, et une lame d'air protège l'isolant d'un mur ancien légèrement humide. C'est la technique a privilégier dans le bâti ancien.

Quelle performance viser ?
- Laine de verre 100 mm : R ≈ 3,15 — le minimum pour sentir la différence.
- 120 a 140 mm : R ≈ 3,75 a 4,4 — le bon rapport spessore/gain en rénovation.
- Le pare-vapeur se pose côté chauffé, continu, adhésivé aux jonctions — sinon la vapeur d'eau condense dans la laine et l'isolation meurt en quelques années.
Ne faites pas l'impasse sur le point de rosée
Isoler par l'intérieur refroidit le mur d'origine. Sur un mur ancien qui respire (pierre, brique pleine), utilisez des isolants ouverts a la vapeur et traitez d'abord toute remontée d'humidité. Un mur qui reste humide finit toujours par le faire savoir — au placo, puis au sol. Le bois est le premier a réagir : notre article sur l'hygrométrie explique pourquoi.
Murs isolés = pièce plus chaude = parquet stable. Étape suivante du chantier : l'ordre des travaux, du gros œuvre jusqu'aux sols.


